Le mélange des sens

Le mélange des  sens, mais non l’empire des sens !!

Quelques recettes de cuisine

 

Préalable

Nous avons plusieurs sens mais ceux-ci ont des fonctions et capacités différentes. Par exemple, nos cinq sens, les plus connus (la vision, l’audition, l’odorat, le goût, le toucher), ont pour fonction de capter les informations du monde externe. D’autres, moins connus (la proprioception ou sens du soi, la kinesthésie ou sens du mouvement, l’équilibration) ont pour fonction de nous renseigner sur notre propre corps, sa position dans l’espace et par rapport à la gravité.

 

 

Considérons nos sens les plus connus

le problème qu’il nous pose est que chacun, seul, ne peut capter l’ensemble des informations du monde externe. Nous ne pouvons pas capter les sons par nos yeux ou par nos mains, ni sentir l’odeur d’une fleur par nos oreilles. Pour que nous ayons une perception plus complète de l’environnement, nos sens doivent s’entraider, collaborer, coopérer.

 

 

Différentes manières de coopérer

1re recette  : nos sens se complètent, comme la vision ou l’audition pour percevoir les objets sonores (le réveil du matin, un train ou une voiture qui passe ou bien un visage qui vous parle). Quand c’est en synchronie, un joli mélange s’effectue comme l’huile et le vinaigre dans la vinaigrette, et nous avons la perception d’un objet plus riche.

 

2e recette  : Deux sens accèdent à la même information, mais forcément différemment. C’est le cas de la vision et du toucher. L’exploration manuelle et visuelle d’un objet nous renvoie d’une part des ondes lumineuses qui atteignent nos yeux et d’autre part des pressions de l’objet sur la peau. Notre cerveau doit assigner la même valeur à ces différentes informations pour que l’objet conserve son unité, sa cohérence, sa stabilité.

 

3e recette  : Parfois, ils peuvent entrer en conflit et cela donne de jolies illusions. Par exemple, l’illusion de la marionnette. Le marionnettiste vous sourit tandis que la marionnette vous parle ! Un objet qui parle ! C’est magique !

Ventriloque
Le ventriloque «déroute sa voix» en minimisant ses propres mouvements. Ainsi les indices visuels que le public peut associer à la parole viennent du mannequin. Cette illusion en dit moins sur les compétences du ventriloque que sur le biais intersensoriel visuo-auditif du public.

Ils ne fonctionnent pas que deux à deux, parfois, plusieurs sens coopèrent pour notre plus grand plaisir ou… déplaisir

4e recette  : On a l’habitude de penser que nous ne connaissons le goût des aliments que lorsqu’ils sont au contact de notre bouche. La vue et l’odorat peuvent contribuer largement au plaisir de manger ou à un dégoût

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Réaction aux odeurs

 

 

Et les autres sens ?

Ils contribuent à l’action sur l’environnement en fonction des informations diverses que nous recevons. Puisque, grâce à eux, nous savons en permanence où sont nos membres les uns par rapport aux autres, par rapport à la gravité, même quand nous sommes en mouvement, on peut agir de manière adaptée en fonction des multiples informations que notre cerveau organise, mélange pour notre plus grande efficacité.

 

 

Nos recherches ?

Comprendre comment, dès le début de la vie, le nourrisson vit et se construit un monde stable, cohérent pour agir adéquatement.