Reporté - Héritages intellectuels et traditions familiales dans la pensée politique du Président Giscard d'Estaing

CMH - Colloque VGE - Affiche

Colloque organisé par le Centre Maurice Hauriou, en partenariat avec la revue Commentaire
En présence du Président Valéry Giscard d'Estaing

Comité d'organisation :
- Jean-Claude Casanova, membre de l'Institut
- Alain Laquièze, Université de Paris
- Éric Peuchot, Université de Paris
- Olivier Revol
- Éric Roussel, membre de l'Institut

COLLOQUE REPORTÉ EN RAISON DU COVID-19
Salle du Conseil de l'Université de Paris
12, rue de l'École de Médecine, 75006 Paris
Métro Odéon

Programme complet à télécharger ICI
Inscription gratuite recommandée par courriel à vincent.jung1@u-paris.fr

 

Dans son ouvrage classique Les droites en France, René Rémond établit une filiation entre le giscardisme et l’orléanisme. Il voit dans la tradition orléaniste du XIXe siècle et dans l’action des républicains indépendants sous la IVe République, puis dans celle des giscardiens à partir de 1958, une inspiration similaire : l’attachement au libéralisme qui se conjugue avec un esprit conservateur, c’est-à-dire la préoccupation d’éviter des changements trop brusques et l’acceptation de réformes lorsqu’elles apparaissent nécessaires. Il considère également que la politique menée par le Président Giscard d’Estaing durant son septennat se rattache à cette tradition libérale-conservatrice, qu’il s’agisse des réformes de société menées pendant la période 1974-1978, des réformes institutionnelles visant à renforcer le fonctionnement du parlementarisme et les droits de l’opposition ou de la politique économique qui se caractérise par un rejet du dirigisme et des nationalisations, ainsi qu’un attachement à la rigueur budgétaire.

L’hypothèse de ce colloque est que l’on retrouve dans la pensée politique et l’action du Président Giscard d’Estaing un certain nombre de convictions dont le rapprochement avec la tradition orléaniste ne saurait être fortuit et qui pourrait être le fruit d’un héritage familial.

Ces filiations intellectuelles multiples seront mises au jour à travers l’étude des itinéraires politiques et des textes d’Agénor et Jacques Bardoux, des figures marquantes que furent Camille de Montalivet et Georges Picot, ainsi que du parcours politique d’Edmond Giscard d’Estaing. Des comparaisons entre les textes de ces hommes politiques et ceux du Président Giscard d’Estaing pourront également être effectuées, afin de dégager des convergences intellectuelles. Toutes ces pistes de recherche, adoptant notamment une perspective d’histoire des idées politiques, apporteront une contribution précieuse à notre connaissance des différentes sensibilités de la droite française, du libéralisme au conservatisme, qui perdurent, tant dans le monde des idées que dans la vie politique, tout au long du XIXe et du XXe siècle.