EA 4056 - PCPP (ex LPCP)

Psychologie Clinique, Psychopathologie, Psychanalyse

 

« Tout ce qui promeut le développement culturel travaille du même coup contre la guerre. »
 S. Freud, Pourquoi la guerre ?, 1932. 

En début de cette année, le site du PCPP s’ouvrait sur ce texte :
 « Les attaques assassines du journal Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 et de l’Hyper Cacher le 9 sont des blessures barbares infligées à l’Humanité.
 Vouloir détruire l’humour des caricaturistes, vouloir faire taire des journalistes, témoins de la liberté d’expression, est une stratégie lâche qui violente notre démocratie républicaine.
 Tenter de diviser notre communauté est une insulte à notre statut d’universitaires fondé sur la transmission du respect de la riche diversité de nos opinions, de nos croyances et de la singularité du chemin de vie propre à chacun.
 Les membres du laboratoire Psychologie Clinique, Psychopathologie, Psychanalyse (PCPP) expriment leur profonde douleur face à cette catastrophe et affirment leur farouche détermination pour toujours opposer les tensions créatives de la culture aux menaces violentes des clivages mortifères.
 Au PCPP, nous sommes Charlie. »

               
Paris
 
     

Donner dix mois plus tard une suite à ce manifeste après la soirée de terreur du vendredi 13 novembre s’accompagne d’un sentiment insupportable : il ne s’agit pas seulement d’une répétition mais, à l’évidence, d’une surenchère.
 Pas de cibles précises cette fois en effet, mais une volonté de tuer le plus possible de femmes et d'hommes partageant le plaisir d’un match de football, d’un concert de rock ou d’une terrasse de café d’un quartier animé.
 La férocité aveugle de ce carnage blesse simultanément le plus intime de nous même et les liens sociaux, culturels qui nous unissent.
 Avec d’autres, la psychanalyse a une partition originale à jouer face au piège effrayant du scénario de la guerre et de ses lignes de fronts destructrices.
 La convergence entre ce que nous apprend la clinique individuelle, collective et la trajectoire de ces enfants perdus de la République devenus terroristes, constitue désormais pour nous un devoir de débats, d’enseignements et de recherches à l’Université.
 Notre laboratoire PCPP souhaite relever ce défi.

Sylvain Missonnier, directeur du PCPP
Benoît Verdon, directeur adjoint du PCPP 

Á l’initiative de F. Neau et C. Azoulay, un temps de dialogue à ce sujet avec les étudiants se déroulera jeudi 26 novembre à 13h dans l’amphi Fraisse à l'Institut de psychologie.

Photo des membres du laboratoire

 

  Directeur :
 
  Professeur Sylvain Missonnier
   
  Directeur Adjoint :
 
  Professeur Benoît Verdon
   
  Chargée de la valorisation :
 
  Elisabeth Sioudan-Devailly
   
  Secrétaire : 
 
  Hélène Godart