CAPART NOEMIE

Noémie CAPART

Psychologue clinicienne
noemie.capart@parisdescartes.fr

 

Titre de la thèse :
L’addiction avec ou sans substance : les conduites compulsives en question chez l’homme
Etude clinique et projective de l’alcoolisme, mis en perspective de la toxicomanie et du jeu pathologique.

Directeur de recherche : Pr Catherine CHABERT

Résumé :
Ce travail de thèse s’inscrit dans une perspective psychanalytique et consiste en une étude clinique et projective des conduites compulsives chez l’homme, au travers de l’alcoolisme, que nous proposons de mettre en perspective avec la toxicomanie et le jeu pathologique.

Questionnement métapsychologique :

Cette thèse tente d’envisager la problématique des addictions non du seul point de vue économique, mais également topique et dynamique. Les conduites addictives sont abordées sous l’angle de la répétition (au sens freudien du terme et en ce qu’elle renvoie au concept de compulsion de répétition) davantage que sous celui de la dépendance, sans pour autant que l’une exclue l’autre.

En effet, pourquoi et comment, la compulsion de répétition, présente chez tout un chacun, trouve-t-elle une modalité si particulière d’expression au sein des conduites addictives ?

Ce travail de thèse comportant une visée comparative, nous tenterons de comprendre le statut particulier de l’objet d’addiction : externe, aliénant et à la fois si variable (addiction avec ou sans substance). Nous tenterons de mettre en lumière sa valeur dans l’économie psychique du sujet, explicitant ses convergences et divergences d’avec les objets fétiche et phobique.

Questionnement psychopathologique :

Nous procédons à l’étude du fonctionnement psychique individuel de chaque sujet afin de mettre en exergue l’organisation psychopathologique sous-jacente de ces derniers.

Le rapport de causalité qu’entretiennent la conduite compulsive et la « pauvreté du monde interne » ainsi que le « vide fantasmatique » très fréquemment décrits chez les sujets en proie à une addiction sera entendu non en termes de déficits ou de carences mais comme la résultante d’une opération secondaire, en tant qu’au service de la fonction de méconnaissance. Ces différents éléments, avec l’apport des épreuves projectives, nous conduisant à mettre à l’épreuve le différentiel névrose/fonctionnement limite d’une part, névrose/perversion d’autre part, et au regard de la prévalence des modalités orales dans les conduites addictives, engager une réflexion sur l’hystérie masculine.

Thème(s) de recherche :
Addiction, hystérie, psychopathologie de l'adulte, métapsychologie, clinique contemporaine

Mots clés (6 maxi) :
Alcoolisme, toxicomanie, jeu pathologique, hystérie masculine, répétition, symptôme

Activités d'enseignement :
Psychologie clinique 1 et 2
Pratiques professionnelles des psychologues (entretien clinique)
Méthodes projectives

Publications scientifiques :

- ACL (revues à comité de lecture)
HOUSSIER, F. ; VLACHOPOULOU, X. ; BONNICHON, D. ; CAPART, N. 2014. «Tensions dans la transmission : Sigmund Freud consultant, à partir des lettres inédites adressées à Paul Federn », dans Revue Française de Psychanalyse
VLACHOPOULOU, X. ; CAPART, N. 2013, « Qu'y a-t-il derrière l'écran ? Les « joueurs excessifs » en ligne à l’épreuve du Rorschach » dans Psychologie Clinique et Projective ,19 (1), 223-252.

- C-OS (chapitre d'ouvrages)
CAPART, N. 2013, « A peine perdu(e) », dans HUERRE P. (dir), Faut-il avoir peur des écrans ?, Doin, Paris.