Historique

Historique, localisation et contexte épistémologique

Le laboratoire de « Psychologie Clinique et Psychopathologie » (LPCP, EA 4056) a été créé en 1993 par le Pr C. CHABERT à l’Institut de Psychologie, héritier direct de l'Institut de psychologie de l'Université de Paris, créé par H. Piéron en 1920. En 1999, le LPCP a déménagé avec l’ensemble de l’Institut de Psychologie de l’historique rue Serpente à Paris au 71 Avenue E. Vaillant à Boulogne-Billancourt (Métro Marcel Sembat).

Depuis l’origine jusqu’à aujourd’hui, le laboratoire compte parmi ses membres les acteurs principaux de « l’École de Paris » qui développent une expertise nationalement et internationalement reconnue dans les méthodes projectives.

En 2006, le LPCP s’est divisé en deux équipes d’accueil pour des motifs épistémologiques. Le nouveau Laboratoire de « Psychopathologie et Processus de Santé » (LPPS, EA 4057) a opté à l’époque pour une orientation vers la « neuropsychologie et la psychopathologie cognitive », revendiquée aujourd’hui d’approche « intégrative ». Le LPCP a choisi à cette occasion d’affirmer clairement sa référence à une psychanalyse ouverte qui ne s’est pas démentie depuis.

Le 12 avril 2012, le LPCP a voté en AG une double modification identitaire en choisissant une nouvelle appellation et en optant pour une structure interne différente.

Passer de l’intitulé de laboratoire de « Psychologie Clinique et Psychopathologie » à celui de laboratoire de « Psychologie clinique, Psychopathologie, Psychanalyse » (PCPP) avait pour but d’afficher explicitement une orientation psychanalytique que les intitulés - théoriquement pluri-référencés - de « psychologie clinique » et de « psychopathologie » n’exprimaient plus nettement. Cette ambiguïté épistémologique était source de confusion pour les étudiants et les professionnels de la psychologie et de la santé mentale.

Parallèlement, les membres du laboratoire constitués depuis 2009 en deux équipes distinctes, décidaient à cette occasion d’appartenir à une seule équipe. L’objectif de cette nouvelle structure était d’initier une formalisation innovante et dynamique de la mise en œuvre de la recherche. En effet, le découpage entre les deux anciennes équipes ne correspondait pas à des lignes distinctives claires car de nombreuses thématiques étudiées dans chacune d’entre elles se chevauchaient.

Á partir d’une procédure réflexive impliquant tous les membres permanents du laboratoire et visant à établir la hiérarchisation des objets de recherche clinique existants (2011), six thématiques clefs se sont imposées. Les six « THEMA » du PCPP sont ainsi nés : « Psychopathologie fondamentale et métapsychologie » ; « Psychopathologie des expériences du corps » ; « Groupes, familles, institutions » ; « Société, violence, Travail » ; « Cultures et diversité culturelle » ; « Dispositifs thérapeutiques ». Il est essentiel de préciser que tous les membres permanents du PCPP doivent contractuellement appartenir à au moins deux THEMA. L’objectif est clair : instaurer une mobilité en faveur des résonances théoriques, méthodologiques et des voies de passage concrètes entre les recherches engagées. Cette pluri-appartenance thématique évolutive favorise, comme nous le verrons, la transversalité et soutient l’émergence de projets fédératifs tant dans le domaine de la recherche que, secondairement, dans celui de l’enseignement.

Dans ce contexte théorique et organisationnel, le PCPP investit plus précisément divers domaines de pratiques et de recherches en psychologie clinique et en psychopathologie en promouvant la métapsychologie freudienne et post-freudienne. Il met en œuvre des méthodologies plurielles respectueuses des enjeux transférentiels et éthiques. Les membres du PCPP s’attachent tant aux problématiques fondamentales qu’à leurs déclinaisons dans l’actualité de la clinique contemporaine.

Dans cette direction, l’originalité du PCPP est double. D’une part, il réunit en son sein les approches psychanalytiques individuelles, groupales et transculturelles du sujet dans une perspective ouverte à l’interdisciplinarité. D’autre part, le laboratoire articule ses axes de recherche aux différents âges de la vie (périnatalité, petite enfance, enfance, adolescence, âge mûr, vieillesse).

Cet engagement se décline dans deux grandes directions : la recherche clinique en santé mentale et en médecine, et l’enseignement en Licence, dans le Master « PCPP » (qui a le même intitulé que notre laboratoire), en doctorat, ainsi que dans de nombreux DU (de Paris Descartes ou d’ailleurs). La première est la source d’inspiration vivante et d’étayage constructif de l’attractivité académique de la seconde.

A l’Institut de Psychologie, le PCPP occupe une place privilégiée dans la défense d’une psychologie clinique référée à la psychanalyse soucieuse du dialogue avec les autres orientations de la psychologie voisines. Dans cet esprit, le PCPP est une des équipes d’accueil (EA 4056) de l’École Doctorale 3CH « Cognition, comportement, conduites humaines » ED 261) qui fédère l’ensemble des laboratoires présents à l’Institut de Psychologie.

Plus largement, au sein de l’Université Paris Descartes Sorbonne Paris Cité, notre EA a renforcé lors du quinquennal quinquennat qui s’achève, des liens privilégiés avec les laboratoires UTRPP de Paris 13 et CRPMS de Paris Diderot. Un Collège réunissant les trois laboratoires a été fondé en 2015. Nous le détaillerons plus avant dans les « Faits marquants ». Un Master co-accrédité est en cours de construction.

Dans le prolongement de ces liens locaux de proximité, l’engagement dans de nombreux réseaux de recherches cliniques universitaires, institutionnels, associatifs, éditoriaux, médiatiques, nationaux et internationaux, constitue une caractéristique identitaire essentielle du laboratoire du PCPP.

Depuis sa création, le laboratoire a été successivement dirigé par les Professeurs C. Chabert, S. Ionescu et F. Marty. Le Professeur S. Missonnier en assure actuellement la direction depuis janvier 2012 avec le Professeur B. Verdon comme directeur adjoint.