THEMA 4 : Travail

THEMA 4 : Société, violence, Travail

Responsables : Christophe DEJOURS et Isabelle GERNET

 

BILAN 2012-2017

Membres 

Membres permanents (10) :

E. BONNEVILLE (MC) (jusqu’au 31/08/2016) ; C. BITTOLO (MC) ; C. DEJOURS (Pr.) ; C. DUCHET (MC) ; I. GERNET (MC) ; M. MANSOURI (MC) ; F. NEAU (Pr.) ; F. MARTY (PR) ; P. ROBERT (PR.) ; D. ROLO (MC).

Doctorants (5) :

J. BENELBAZ ; C. CHIARELLI ; M.N. CLOSE ; A. DUARTE ; M. POTIRON. 

Membres temporaires (8) :

C. CONDAMIN (MC, université Amiens) ; F. DEBOUT (Psychologue clinicienne) ; C. DEMAEGDT (psychologue clinicien) ; B. EDREI (Psychologue clinicienne) ; C. GIRON (MC, IUFM Paris Descartes) ; A. LUBIENSKI (Psychologue Clinicien) ; P. NUSSHOLD (Psychologue du travail) ; A. ROBO (Psychologue Clinicienne) ; T. TOVMASSIAN (Psychologue Clinicien).

Invités (4) :

J-Y. CHAGNON (Pr. Université Paris 13), V. GANEM (MC Université Paris 13), F. HOUSSIER (Pr., Université Paris 13), T. REBELO (MC université Rouen).

 

Objectifs du THEMA

Les travaux du THEMA se déploient essentiellement à partir des enjeux subjectifs liés à la clinique contemporaine, en vue de préciser les rapports entre le fonctionnement psychique et le monde social. Les deux axes complémentaires mentionnés dans le projet du Laboratoire restent des références pour l’orientation des travaux en cours : identifier les processus psychiques en cause dans la genèse de la violence et ses conséquences sur le sujet d’une part, rendre compte des processus psychiques mobilisés dans la conjuration de la violence qui rendent possible la constitution du « vivre-ensemble » et du lien social, d’autre part. A ce titre, un nombre important de travaux du THEMA se déploient en référence à la problématique de la « sublimation ».

Cadre et méthode de travail

Le travail du THEMA s’organise principalement à partir de réunions communes (2 à 3 par semestre). Le noyau du THEMA est constitué d’enseignants chercheurs titulaires, de doctorants et de membres associés, qui participent activement au travail à partir de contributions à la présentation et à la discussion des questions scientifiques.

 

Le principe de travail consiste à sélectionner des textes scientifiques, à dominance théorique, en fonction de deux critères :

- les terrains de recherche des participants et l’interprétation des données empiriques, lorsqu’ils soulèvent des questions théoriques spécifiques, guident le choix de textes qui sont alors inscrits au programme

- le développement de la discussion collective qui exige l’approfondissement de certaines questions et appelle la lecture ou la relecture de certains textes fondamentaux de la discipline.

Chaque texte est présenté et introduit par l’un des membres qui se doit de rendre explicite les fondements de la démarche critique qu’il choisit de mettre en œuvre pour commenter ledit texte.

 

Les 2 premières années ont été consacrées à la discussion de textes écrits par les membres du THEMA, en vue de circonscrire leurs objets de recherche et la manière dont chacun(e) problématise la question des rapports entre société, violence, travail. Dans le cadre de cette démarche, nous avons choisi d’intercaler des textes théoriques fondamentaux entre les séances consacrées aux problématiques de recherche. Il ne s’agit pas en première intention, d’unifier les points de vue entre les chercheurs du THEMA, mais plutôt d’extraire des questions, d’approfondir la définition et la justification des notions mobilisées par chacun dans ses recherches, en vue de constituer progressivement une culture scientifique commune à des chercheurs arrivés au THEMA par des chemins parfois assez contrastés (comme la violence, la culture, la pensée, la société…).

 

Axes de recherche 2012-2017

Le fil directeur qui rassemble les membres du THEMA s’organise autour de la problématique de la violence, dans ses rapports avec la société. Comment comprendre la genèse de la violence, en référence aux processus intra et intersubjectifs ? Comment, à la lumière de ces analyses, construire une théorie étiologique de la violence ? Une question plus large a également fait l’objet d’un travail de réflexion commune dans le THEMA et concerne les incidences pratiques de la référence à la psychanalyse comme théorie et comme méthode au regard de l’évolution de la société. 

-    Cette question a notamment constitué un point d’appui à l’organisation d’une journée scientifique du THEMA le 21 mars 2015 qui portait sur les « Pathologies de la modernité », Institut de Psychologie, Boulogne (financement par le DIM-GESTES (Groupe d’Etudes sur le Travail et la Souffrance au Travail) d’Ile de France). Cette journée d’étude avait pour objectif principal la confrontation des approches classiques en psychanalyse, qui assignent l’origine des troubles à la sexualité, aux apports de la psychopathologie et de la psychodynamique du travail qui insistent davantage sur le rapport au travail dans l’étiologie des décompensations psychopathologiques. Les conflits d’interprétation de la genèse des troubles psychopathologiques ont en effet des conséquences sur la manière de penser une action rationnelle en matière de prise en charge des psychopathologies en lien avec les contraintes sociales.

Les questions théoriques travaillées résonnent avec la clinique à laquelle chacun(e) d’entre nous est confronté et interrogent de fait les modalités du travail clinique et du travail de l’analyste face à la violence ou au risque d’émergence de la violence dans ses déclinaisons cliniques spécifiques (psychopathologie de l’agir à l’adolescence, clinique du traumatisme, psychopathologie du travail). Les travaux des membres du THEMA ont comme ambition de produire une analyse clinique et compréhensive des évolutions du monde social (transformations du monde du travail, attentats notamment) et leurs incidences sur la psychopathologie quotidienne.  Les publications des membres, collectives ou individuelles, ainsi que les interventions dans le cadre de journées scientifiques ou professionnelles, se déploient dans différents espaces spécifiques au champ disciplinaire de la psychopathologie psychanalytique, mais également dans d’autres disciplines (philosophie, sociologie, anthropologie, droit) :

- DUARTE A., GERNET I., « Héroïsme et défenses contre la souffrance chez les pisteurs/pisteuses secouristes », Travail, genre et société, 36, 2016, pp. 97-114

- DEJOURS C, GERNET I, ROLO D (2015): « La souffrance psychique au travail. Comprendre les enjeux de santé du rapport subjectif au travail » in : A. Thébaud-Mony, P. Davezies, L. Vogel, S. Volkoff : « Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner ». Paris, La Découverte, 2015, p  303-311

- DUCHET C., (2015), Au-delà de la névrose traumatique… vers une théorie unifiée  du trauma ?, L’évolution Psychiatrique, Elsevier Masson Eds, en ligne www.sciencedirect.com ; 80(4), 782-792.

- DUCHET C. (2017) L’intervention en situation de catastrophe. Ô urgence, suspend ton vol !, Colloque USPC (Université Sorbonne Paris Cité), « Les réfugiés : entre urgence du soin et suspension politique. Comment penser la prise en charge et agir. Février 2017, Université Paris Diderot, France

- GERNET I., « Les enjeux psychiques de la réparation », in N. CHAIGNOT, C. DEJOURS (dir.), Clinique du travail et évolution du droit, Paris, PUF, (à paraître, 2017)

- NEAU F. (2015). Naître avec la guerre ? Violence dans le sexuel infantile, violence du sexuel infantile, Revue Française de Psychanalyse, 2015/5 (vol. 79), Le sexuel infantile, Spécial Congrès, Paris, Puf, 1541-1546.

Mais la pratique clinique, auprès de patients confrontés à la violence, soulève également des questions relatives à la technique et donc aussi au travail. Faire référence à ce qui est fait, c’est à dire plus précisément à l’activité, tant celle du patient, que celle du clinicien et de l’analyste, ouvre un champ d’investigation large, qui croise d’ailleurs la problématique d’autres THEMA. Le problème principal concerne donc la question de l’action en direction des personnes d’une part, en vue d’élaborer des actions rationnelles de prévention d’autre part. Ces questions sont au cœur des productions des membres du THEMA, comme par exemple :

-   DEJOURS C (2015) : « LE CHOIX.  Souffrir au travail n’est pas une fatalité » Paris, Editions Bayard,  239 pages

-   DEJOURS C : « La sublimation : entre clinique du travail et psychanalyse » Revue française de. Psychosomatique. : 46 : 21-38 ; 2014

-   DUCHET C. (2015), « Je suis Charlie », un symptôme de notre civilisation ? Pour une invitation au travail de culture, Carnet PSY, 2015/7, 192, 47-49.

-   I. GERNET, « Actualités de la recherche en psychodynamique du travail », Annales médico psychologiques, 174, 7, 2016, pp. 602-605  

-   GEORGELIN M., MARTY F., GONTIER E., Troubles de la narrativité dans la clinique de l’enfant violent, Annales Médico Psychologiques, 174 (2016) 699-702

-   NEAU F. (2013). Identification de/à l’agresseur chez les auteurs d’agressions sexuelles », Perspectives psychiatriques, 2013/2 (vol. 52), 127-133.

-   NEAU F. (2014), dir.  Cruautés, Paris, Puf (Petite bibliothèque de psychanalyse).

-   NEAU F. (2015). Du traitement psychique d’événements traumatiques », Cliniques Méditerranéennes, Corps, trauma et processus créateurs, 2015/1, n° 91, 109-122.

-   NEAU F. (2015). « Touchées au mort, touchées au vif : enjeux du transfert », in La douleur, sous la dir. de C. Chabert, Paris, Eres (le Carnet Psy), 201-224.

-   ROLO D. (2016) Le burn-out: mal d'époque ou retour de la fatigue pathologique? Annales Médico-Psychologiques,  

Des différences théoriques entre psychanalyse groupale et psychodynamique du travail en particulier comportent des enjeux pour la praxis, enjeux notamment abordés lors de la journée scientifique sur les « Pathologies de la modernité » rassemblant les membres du THEMA. Ces questions ont depuis, donné lieu à des débats et des recherches plus précises :

-   GANEM V., ROBERT P. (2017), « Intervention en institution. Dialogue entre la psychodynamique du travail et l’approche psychanalytique de groupe », Revue de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe, 68, 15-32

-   GERNET I. (2017), « Travail, souffrance et défenses : du groupe au collectif », Revue de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe, 68, 33-46

- ROBERT P. (2016), Autorité et légitimité : plaidoyer pour une contenance groupale, Souffrance au travail. Où est le mal, Annales médico-psy.

Un colloque international en psychopathologie et psychodynamique du travail en octobre 2017 aura pour thème : « Les pratiques en psychodynamique du travail ». Cette manifestation sera notamment l’occasion d’interroger les incidences pratiques de la réflexion théorique qui nous rassemble dans le cadre du THEMA. Comment penser les pratiques cliniques qui sont transformées par les évolutions de la société, en raison de l’évolution des demandes des patients, de nouvelles formes de souffrance qui imposent des mutations ou des évolutions du cadre thérapeutique ? Comment, par ailleurs, structurer des démarches d’intervention rationnelles auprès de collectifs dans un contexte de mutations des formes d’organisation du travail dans les structures de soin et les entreprises ? 

A partir des travaux en clinique du travail, la caractérisation des contraintes exerçant un effet délétère sur le fonctionnement psychique peut être saisie de manière plus précise par le concept d’organisation du travail.

Celle-ci se concrétise par des formes matérielles identifiables, que l’on peut analyser cliniquement et dont on peut évaluer les incidences sur le fonctionnement psychique individuel, ainsi que sur les dynamiques collectives. Différentes recherches cliniques en cours ou achevées permettent ainsi de révéler la manière dont la subjectivité est mobilisée par les transformations de la société (situations de violence sociale, nouvelles formes d’organisation du travail, évolutions du soin etc…) :

- Colloque international « La violence dans les soins », organisé en partenariat avec le CRPPC, le COPES, le CERCI 2607, réalisé en 2 parties : 26 et 27 mars 2014 à Lyon et 11 et 12 septembre 2015 à Boulogne Billancourt.

-  DEJOURS, C. (2014) : « Suicide et travail » in Loïc Lerouge (dir.) : « Approche interdisciplinaire des risques psychosociaux au travail ». Toulouse, Editions Octares, p 255-259

- DEJOURS C : « Théorie critique et psychanalyse : quelle place pour la sexualité ? » Illusio, 13-14 : 223-240 ; 2016

- DEJOURS C : « Les psychiatres survivront-ils au néolibéralisme ? ». Le Carnet PSY : 202 :39-42 ; 2016

- EDREI B., GERNET I., « Le corps entre psychosomatique et psychodynamique du travail : travail de performance et décompensation somatique », Le Carnet Psy, 2015, 193, 8, 33-38

- GERNET I. (2015), Souffrance et plaisir dans le travail en réanimation, in K. CHARAHOUI, A. LAURENT, A. BIOY, JP QUENOT, G. CAPPELIER (dir.), Vulnérabilité psychique et clinique de l’extrême en réanimation, Paris, Dunod, pp. 195-202

- GERNET I., « Vulnérabilités du corps érotique en clinique du travail », in N. DUMET (dir.), Psychopathologie clinique du somatique : 12 cas cliniques, In Press, 2016, pp. 169-188

- AREOSA J., PINTO T., ROLO D. (2016) O suicídio no trabalho: um fenómeno social (in) decifrável? Revista Segurança. 

- ROLO D, DEJOURS C : « Travail et usage de substances psychoactives : évolution de la clinique ». Psychologie clinique et projective : 21 : 243-256 ; 2015

Dans le cadre de la réflexion menée sur la théorie de la société, et dans la continuité des questions soulevées lors de la journée portant sur les « pathologies de la modernité », une journée scientifique sur le thème « Travail, psychanalyse et théorie critique » a été organisée le 20 et 21 avril 2017 à la Sorbonne, conjointement avec des chercheurs philosophes de Paris 10 et Paris 1, soutenu par le DIM Gestes et l'ANR PhilCenTrav. Le débat interdisciplinaire et en particulier le dialogue entre psychanalyse et théorie critique, tel qu’il a pu être construit par des chercheurs de l’Ecole de Francfort, nous fournit en effet des points d’appui importants pour nourrir notre réflexion sur la place de la psychanalyse comme instrument critique de la société.

 

Horizon à court terme (2017-2018)

Les travaux des membres du THEMA partagent une préoccupation commune autour de l’identification des processus qui organisent les rapports entre individu et société. Comment penser la multiplicité des déterminismes et leurs rapports conflictuels (biologique, sexuel/inconscient, rapports de domination) ?

Ici s’ouvre un nouvel axe de discussion en rapport avec la problématique du genre, déjà envisagé à partir de la notion de Jean Laplanche d’assignation de genre travaillée l’année précédente. Si la question du genre peut être appréhendée à partir des enjeux psychiques autour de l’assignation de genre et de la constitution de l’identité sexuée, le genre rassemble également des problématiques cliniques et psychopathologiques relatives à la manière dont la société trouve des formes d’inscription/de matérialisation à l’intérieur de la topique psychique individuelle. En d’autres termes, le genre, comme construction sociale se présente aussi comme un message énigmatique adressé par le socius à l’enfant au début de la vie, mais qui se trouve par la suite réitéré dans le cadre des rapports sociaux, en particulier dans le cadre des rapports de travail.

 

PROJET 2019-2023

Responsabilité du THEMA

A la suite du départ à la retraite du Pr C. Dejours fin 2018, la responsabilité du THEMA sera assurée conjointement par Isabelle Gernet et Duarte Rolo.

Objectifs du THEMA

La centration sur la problématique de la violence qui a été au principe de la mise au travail collectif laisse progressivement la place à des réflexions qui s’organisent autour de la problématique de l’assignation par le social, tant du point de vue de sa genèse que de ses vicissitudes. L’assignation, comme processus intersubjectif, se déploie en effet aux différents âges de la vie, depuis sa genèse au sein de la situation anthropologique fondamentale, jusques et y compris au sein des rapports sociaux. S’attacher à en identifier les modalités singulières au sein de la psychopathologie contemporaine représente ainsi un des axes forts du THEMA dans le cadre des années à venir.

 

Cadre et méthode de travail

La dynamique en cours reste le cadre de travail privilégié à travers l’organisation de réunions rassemblant les membres du THEMA autour de supports communs. Ceci, en vue d’entretenir la culture commune qui alimente le travail scientifique des différents membres.

Axes de recherche 2019/2023

Les réflexions portant sur les incidences de la société sur le fonctionnement individuel et collectif bénéficient des apports cliniques et conceptuels de la clinique du travail. Les évolutions de la société et leurs déclinaisons à travers les formes contemporaines d’organisation du travail, sont traversées en profondeur par des constructions scientifiques, dont la référence à l’évaluation représente un axe majeur. Les recherches en clinique du travail ont contribué à distinguer l’évaluation comme principe et l’évaluation comme méthode, en dégageant un point de vue critique sur les méthodes gestionnaires d’évaluation objectives et quantitatives, majoritaires dans le monde du travail. L’organisation d’une journée scientifique sur la thématique de la « Valeur de l’évaluation », en commun avec les THEMA Métapsychologie et Dispositifs Thérapeutiques en 2018, a pour objectif de traiter le paradoxe entre évaluation (nécessaire, du point de vue de l’utilité du travail) et mesure. Si l’essentiel du travail clinique, thérapeutique, mais aussi scientifique, ne se déploie pas dans le monde visible, sur quels principes fonder une évaluation qui contribue à révéler la valeur du travail accompli ? 

L’intérêt pour les enjeux éthiques et politiques soulevés par les questions de société trouvera également à se formaliser dans le cadre de la structuration du nouvel axe de discussion portant sur le genre. Si, du point de vue de la psychanalyse, le genre peut être compris comme un ensemble de références construites socialement sur ce qui caractérise l’homme et la femme, les travaux en sociologie et en philosophie proposent une conception du genre étendue à la prise en compte de l’inégalité entre hommes et femmes et par conséquent à la question des rapports sociaux de domination. Si le genre résulte d’abord d’une construction sociale, quel poids accorder aux prescriptions normatives issues de la société sur la dynamique psychique ? Au regard du processus d’assignation, comment peut-on caractériser le rôle de la société et des constructions mytho-symboliques, en tant qu’« aide » ou « obstacle » au travail d’élaboration psychique ? Les recherches menées par les membres du THEMA pourront d’ailleurs être mises en perspective dynamique avec celles menées par le THEMA « Expériences du corps » sur la problématique de la bisexualité.

Enfin, la thématique relative aux rapports entre théorie critique et psychanalyse sera approfondie à travers le projet de publication des contributions des journées d’avril 2017, avec en perspective la mise en place de séminaire(s) rassemblant des cliniciens et des philosophes.

 

Conclusion du projet

Le travail entre les membres du THEMA s’attache notamment à mettre en évidence les manières dont la société et les messages qu’elle véhicule constituent une exigence de travail psychique pour le sujet dès son enfance et tout au long de sa vie. Etre aux prises avec les questions sociales suppose de se situer dans le débat scientifique sur les évolutions de la société, débat qui cherche à caractériser ces évolutions à travers le prisme de la modernité et des mutations qu’elle impose aux sujets. La modernité se fait connaître, pour les cliniciens et les acteurs engagés sur le terrain, à travers des problématiques psychopathologiques inédites, tant du point de vue de la psychopathologie du travail, de l’approche psychanalytique groupale, ou de la psychopathologie du traumatisme et de la violence.

A quelles conditions la psychanalyse peut-elle continuer à constituer un instrument critique de la société ? C’est la question qui rassemble les membres du THEMA dans leurs recherches actuelles et futures.