Travail, psychanalyse et théorie critique

                                             

Programme Colloque « Travail, psychanalyse et théorie critique »

20 & 21 avril 2017

Amphithéâtre Sainte-Barbe et Paris Ouest Nanterre

 

Depuis Adorno, Horkheimer et Marcuse jusqu’à Honneth en passant dans une certaine mesure par Habermas, la Théorie critique de l’École de Francfort s’est définie par une réflexion sur l’articulation possible entre marxisme et psychanalyse, autrement dit entre une théorie de la société qui accorde une place centrale à l’activité de travail et une théorie de l’économie psychique. La manière dont l’École de Francfort a discuté de la question du travail a produit des effets dans le domaine de la psychanalyse comme dans les théories contemporaines du travail, et est aujourd’hui au cœur des élaborations de la psychodynamique du travail. Ce colloque se donne un double objectif : d’une part, retracer l’apport de la théorie critique francfortoise depuis ses débuts sur la question du travail et évaluer l’usage qu’elle a pu faire de la psychanalyse, afin de faire le bilan de la théorie critique aujourd’hui ; d’autre part, examiner les modalités d’une coopération interdisciplinaire entre philosophes, sociologues et psychanalystes sur la question du travail dans une perspective critique.

Le colloque cherche à questionner précisément la manière dont

- la Théorie critique a fait usage de la psychanalyse pour élaborer une conception critique du travail et inversement s’est saisie des problèmes de l’aliénation et de l’émancipation du travail pour élaborer une lecture critique de la psychanalyse

- la psychanalyse (et ses différentes écoles, freudienne et néo-freudienne mais aussi lacanienne et plus récemment les théories de la relation d'objet) a traité les apports de la théorie du travail et de la Théorie critique

- les théories du travail, et notamment la psychodynamique du travail, ont cherché à articuler de manière étroite psychanalyse et théories critique de l’aliénation et de l’émancipation pour renouveler leurs conceptions du travail.

Ce colloque a pour objectif de faire se rencontrer et dialoguer, le cas échéant engager un travail commun plus durable entre des chercheurs et praticiens dans les domaines de la philosophie et de la psychanalyse qui articulent dans leurs travaux, dans une perspective d’histoire des idées ou d’analyse du présent historique, les apports de la Théorie critique, de la psychanalyse et des théories du travail.

Organisation : Alexis Cukier (Université Paris Ouest), Christophe Dejours (CNAM - Université Paris 5), Katia Genel (CHSPM, Université Paris 1) et Duarte Rolo (Université Paris 5)

 

Jeudi 20 avril 2017 : 9h-17h

Amphithéâtre Sainte-Barbe, 4 rue Valette, 75005 Paris

 

Matinée : « Travail et psychanalyse :
 quelles articulations dans l’histoire de la théorie critique ? »

 

Intervenants : Oliver Voirol (Université de Francfort), Duarte Rolo (Université Paris 5) & Alexis Cukier (Université Paris Ouest) ; discussion : Christophe Dejours (CNAM)

 

 

Après-midi : « Théorie du sujet, travail et émancipation »

 

Intervenants : Jean-Philippe Deranty (Université Macquarie, Sydney), Claire Pagès (Université de Tours), Marlène Jouan (Université de Grenoble) ; discussion : Robin Celikates (Université d’Amsterdam)

 

Vendredi 21 avril 2017 : 14h-17h30

Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Amphithéâtre du bâtiment Max Weber

 

Après-midi : « Psychanalyse et théorie critique :
 quelle réception et quels dialogues possibles aujourd’hui ? »

 

Intervenants : Hélène Tessier (Université St-Paul, Ottawa), Monique David-Ménard (Université Paris Diderot), Stéphane Haber (Université Paris Ouest) ; discussion : Katia Genel (Université Paris 1)