BLANCHARD-RIVOALLAN Théo

Master II SP2S

Courriel : t0rivoallan@gmail.com

Thèmes de recherche

 

Echec Scolaire, EPS et Individualisme

La première partie de mon travail de recherche interroge les représentations, fantasmées ou avérées, du rôle de l'EPS comme alternative pour aider les élèves en échec scolaire depuis les années 1980. Cette analyse s'appuie sur une approche socio-historique afin de comparer le discours des élèves en EPS sur deux générations.

Rappelons que l'échec scolaire touche 20% d'une génération (soit 150000 jeunes chaque année). Ce constat soulève un double problème: dans un premier temps économique dans la mesure où ce sont ces jeunes qui sont le plus concernés par le chômage.  Dans un second temps éthique car ces élèves en échec scolaire sont majoritairement constitués de catégories sociaux professionnelles défavorisées.

Aussi, depuis les années 1960, les analyses en sociologie de l'éducation ne cessent de mettre en avant ce phénomène d'injustice scolaire. S'intéressant d'abord à décrire et analyser la structure scolaire d'un point de vue macro-social, les sociologues de l'éducation se sont progressivement tournés vers des objets de recherche à des niveaux plus locaux (effet établissement, effet classe, effet enseignants, rôle de la culture, de l'évaluation… ). Dans cet optique, cette analyse porte plus spécifiquement sur le rôle de l'EPS à travers une analyse qualitative de l'échec scolaire. Quel statut l'EPS occupe-t-elle dans la prise en compte de ce phénomène de l'échec scolaire depuis les années 1980?

Depuis la réintégration de l'EPS au sein de l'éducation nationale en 1981, les législateurs à travers les textes officiels affirment que la discipline permet de lutter contre l'échec scolaire. Toutefois, il semble que ces textes relèvent d'avantage d'un effet d'affichage permettant à la discipline de conquérir une légitimité institutionnelle encore balbutiante. Effectivement, en se scolarisant, l'EPS tend progressivement à incorporer les stigmates de la culture scolaire et par voie de conséquence à délaisser les "moins bons élèves", ceux issus des catégories sociaux professionnelles défavorisées. G. Combaz dans les années 1980 montrait que les résultats aux épreuves du baccalauréat de 1985 en EPS étaient meilleurs pour les élèves appartenant aux catégories sociaux professionnelles favorisées. Ce constat a-t-il évolué depuis les années 1980? Qu'en pensent les élèves? Quelle représentation de l'EPS pour ces élèves? Est-il différent de leur représentation de l'Ecole? Finalement, en cherchant à conquérir sa légitimité institutionnelle, l'EPS ne valorise-t-elle pas, tout comme les autres disciplines d'enseignement, les élèves  socialement favorisés?

La seconde partie du mémoire s'attache à interroger les liens qui peuvent unir l'échec scolaire en EPS et l'individualisme contemporain depuis les années 1980.

L'EPS qui s'appuie majoritairement sur le sport comme objet d'enseignement favorise-t-elle la compétition ou la coopération. Quel impact ces deux modes de socialisation ont-ils sur les élèves en échec scolaire?

Les élèves en échec scolaire vivent-ils la compétition qui est explicite dans les disciplines sportives différemment de la compétition plus implicite qui se joue à l'Ecole?

Si la coopération est valorisée, comment se met-elle en place? La coopération entre les élèves ne remettrait-elle pas en avant les clivages sociaux? 

 

Parcours

 

2015-2016 : Master 2 Santé Psychologique et Sociale par le Sport, UniversitéParis Descartes.

2015 : Agrégation d'Education Physique et Sportive.

2014-2015 : Master 2, Formation à l’Enseignement Supérieur,ENS Cachan, antenne de Bretagne - Préparation à l’agrégation d’EducationPhysique et Sportive.

2013-2014 : Master 1 option Sport, Education et Société -ENS Cachan (Université de Rennes 2), Mémoire: "Etude corrélative entre leburnout scolaire et la pratique d'une activité physique extrascolaire".

2012-2013 : Admission Ecole Normale Supérieure de Cachan antenne de Bretagne -Licence STAPS, option Entrainement (Université deRennes II).

2009-2012 : Licence STAPS, option Education et motricité (Université deRennes II).

 

Stages

 

Mai-juin 2014 : Stage en laboratoire derecherche à Viennes en Autriche (sociologie et psychologie du sport).